Les classes du DPE à Toulouse

Mis à jour : août 2026

En bref

Sur 188 753 diagnostics toulousains publiés, 49,3 % des logements sont classés C et 59,4 % atteignent A, B ou C. La taille de l'échantillon rend cette répartition particulièrement fiable, et 8 173 logements restent classés F ou G.

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A
1,4% (2 677)
B
8,6% (16 295)
C
49,3% (93 141)
D
25,4% (47 912)
E
10,9% (20 555)
F
3,2% (6 028)
G
1,1% (2 145)
Base ADEME des DPE de logements existants, 188 753 diagnostics toulousains publiés.

Un échantillon qui ne laisse pas de place au doute

188 753 diagnostics publiés pour la seule commune de Toulouse. C'est le deuxième volume de notre réseau après Marseille, et il change la nature de ce que l'on peut affirmer.

Sur de petits échantillons, une répartition peut bouger d'un point d'une année à l'autre sans signification. Ici, chaque pourcentage repose sur des milliers d'observations : les écarts constatés sont réels.

Ce que la répartition montre

La classe C domine à 49,3 %, presque un logement sur deux. 59,4 % du parc atteint A, B ou C, ce qui place Toulouse au-dessus de la moyenne de notre réseau.

À l'autre bout, 8 173 logements sont classés F ou G, soit 4,3 %. Le volume absolu est important, le taux modéré : c'est la conséquence mécanique de la taille de la ville.

Deux étiquettes, la moins bonne retenue

Le rapport porte deux notes indépendantes : la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. La classe affichée est toujours la moins bonne des deux.

À Toulouse, 44 % des logements ont leur classe fixée, ou co-fixée, par le volet climat. C'est en dessous de la moyenne : pour une majorité de logements toulousains, c'est donc la consommation qui plafonne, et l'isolation qui fera bouger la lettre.

Pourquoi cette proportion est basse ici

Le mode de chauffage local pèse moins au climat qu'ailleurs. Là où un parc chauffé au fioul ou massivement au gaz voit son étiquette émissions plafonner, le mix toulousain laisse ce volet respirer.

La conséquence pratique est directe : à Toulouse, changer d'équipement de chauffage déplace moins souvent la note qu'à Annemasse ou au Havre, où ce taux dépasse 69 %.

La classe C n'est pas un aboutissement

Sur le volet consommation, la classe C s'étend de 111 à 180 kWh d'énergie primaire par mètre carré et par an. Un logement à 115 et un autre à 178 portent la même lettre, alors que le second consomme plus de la moitié en plus.

Lire la valeur chiffrée du rapport, et non seulement la lettre, change complètement l'appréciation d'un bien. C'est particulièrement vrai dans une ville où près d'un logement sur deux porte cette lettre.

Ce que chaque lettre déclenche

G : location interdite depuis 2025. F : interdiction prévue en 2028, E en 2034. Ces trois lettres gèlent aussi le loyer entre deux baux.

À la vente, E, F et G imposent un audit énergétique pour une maison individuelle ou un immeuble entier détenu par un seul propriétaire. Les 8 173 logements toulousains en F ou G relèvent du calendrier des passoires thermiques.

Le poids de la classe E

20 555 logements toulousains sont classés E, soit 10,9 % du parc. Ils ne sont soumis à aucune interdiction locative aujourd'hui, mais le calendrier les vise pour 2034.

C'est le volume le plus significatif à surveiller : il dépasse largement celui des F et G réunis, et sa position dans la plage E détermine l'ampleur des travaux nécessaires pour en sortir.

Lire son propre rapport

Les deux valeurs figurent sur le document, en kWh d'un côté, en kilogrammes de CO2 de l'autre. Repérer laquelle vous place dans votre classe indique où porter l'effort.

La page DPE à Toulouse détaille le déroulé du diagnostic et les justificatifs qui évitent les valeurs par défaut.

Questions fréquentes

Quelle classe domine à Toulouse ?

La classe C, avec 49,3 % des logements, soit près d'un sur deux. 59,4 % du parc atteint A, B ou C, au-dessus de la moyenne de notre réseau.

Combien de passoires thermiques à Toulouse ?

8 173 logements classés F ou G, soit 4,3 % du parc. Le volume absolu est important, le taux modéré : c'est la conséquence mécanique de la taille de la ville.

Faut-il isoler ou changer de chauffage ici ?

Plutôt isoler. 44 % seulement des logements toulousains ont leur classe fixée par le volet climat, contre plus de 69 % à Annemasse ou au Havre : ici, la consommation plafonne plus souvent.

Être classé C, est-ce suffisant ?

La plage va de 111 à 180 kWh par mètre carré et par an sur le volet consommation. Deux logements aux extrémités portent la même lettre alors que l'un consomme la moitié en plus.

Quel volume de logements est à surveiller ?

Les 20 555 logements classés E, soit 10,9 % du parc, visés par l'interdiction locative prévue en 2034. Ils dépassent largement les F et G réunis.

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