Le DPE à Toulouse
Mis à jour : septembre 2026
En bref
Le DPE classe un logement de A à G. Obligatoire pour vendre et pour louer, opposable, il vaut dix ans.
Toulouse se distingue par la jeunesse de son parc : 77 123 logements diagnostiqués ont été construits après 1989, quatre sur dix.
Ce que le diagnostic évalue
Le DPE attribue une classe de A à G selon la consommation conventionnelle du logement et ses émissions de gaz à effet de serre. Il décrit le bâtiment pour un usage standard, ce qui permet de comparer deux biens entre eux.
Opposable depuis 2021, il engage juridiquement celui qui le remet à l'acheteur ou au locataire.
Le parc récent le plus important du réseau
Sur 188 753 diagnostics toulousains, 77 123 portent sur des logements bâtis après 1989, soit 40,9 % du parc. Aucune autre ville que nous mesurons n'atteint ce volume.
La croissance de l'agglomération explique ce profil : 28 646 logements pour la seule période 1989-2000, 20 393 entre 2006 et 2012, 21 859 entre 2013 et 2021. Toulouse a construit sans discontinuer pendant trente ans.
Une conséquence directe sur les notes
Ce parc jeune tire la ville vers le haut. Les murs ne sont jugés insuffisants que dans 53,4 % des diagnostics, sous la moyenne nationale de 55,4 %, alors même que Toulouse compte 32 620 logements antérieurs à 1948.
Autrement dit, l'année de construction prédit ici la note mieux qu'ailleurs. Un logement des années 2010 part avec une avance considérable sur un appartement des années soixante.
Le contraste entre les générations
L'écart se mesure. Le bâti d'avant 1948 affiche 77,1 % de murs insuffisants, celui de 1948 à 1974 monte à 82,1 % sur 56 965 logements, et la génération 1989-2000 retombe à 21,1 %.
La brique toulousaine et l'échoppe appartiennent au premier groupe. Elles gardent leur cachet, mais partent avec un handicap dans le calcul.
Où se situe la marge toulousaine
Le poste le plus faible n'est pas le mur. Les planchers bas sont jugés insuffisants dans 26,6 % des diagnostics, soit 50 224 logements, et les menuiseries dans 18,1 %.
Les combles suivent à 7 %. Pour un propriétaire toulousain, il vaut donc mieux vérifier ce qui se passe sous le plancher avant de suspecter les murs, réflexe rappelé sur préparer la visite.
Ce que le calcul retient faute de preuve
Une règle de méthode s'applique à tous. Le diagnostiqueur ne dépose rien et n'ouvre aucune paroi : devant un mur enduit, il ne peut pas certifier qu'un isolant se trouve derrière.
Le calcul retient alors une valeur par défaut, 2,5 W/(m².K), celle d'un mur nu, volontairement défavorable. Une part des 100 717 diagnostics concernés vise des logements réellement mal isolés, une autre des logements dont l'isolation n'a pas pu être établie. La base publique ne distingue pas les deux.
Le document qui fait la différence
Un écrit suffit, s'il nomme le matériau posé et donne son épaisseur. Facture, devis accepté, notice de constructeur ou dossier d'aide publique ont la même valeur.
Pour un logement récent, cherchez d'abord la notice descriptive de livraison ou l'attestation de fin de travaux : elles décrivent l'isolation d'origine avec précision, ce qu'aucune observation visuelle ne remplace. Les erreurs les plus fréquentes viennent d'un dossier incomplet.
Le piège du logement récent
Un propriétaire de logement neuf suppose souvent que sa note est acquise. Elle ne l'est pas si personne ne produit le descriptif technique.
À Toulouse, où 77 123 logements sont concernés, l'enjeu est massif : l'absence de justificatif n'y aggrave pas une mauvaise situation, elle efface une bonne. Un appartement de 2015 peut ressortir au niveau d'un appartement de 1970 faute de papier.
Le chauffage toulousain
L'électricité chauffe 93 280 logements, soit près d'un sur deux, le gaz naturel 75 245 et le réseau de chaleur 18 003. Le fioul a disparu, avec 434 diagnostics.
Cette place de l'électricité a une conséquence datée : le coefficient qui la convertit en énergie primaire est passé à 1,9 en janvier 2026, contre 2,3 auparavant, et descendra à 1,7 en 2027. Un diagnostic antérieur ne reflète plus le calcul en vigueur, d'où l'intérêt de le refaire après travaux.
Ce que la lettre coûte à la vente
Toulouse compte 20 555 logements classés E, 6 028 classés F et 2 145 classés G, soit 28 728 biens dans la zone que les acheteurs négocient. En face, 93 141 logements sont en C et 18 972 atteignent A ou B.
L'écart se chiffre. Selon l'étude des notaires parue en 2024, une maison classée G se vend environ 25 % moins cher qu'une maison comparable classée D, sujet traité dans les diagnostics de vente.
Ce que la lettre change à la location
Le calendrier court. Un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025, les F suivront en 2028 et les E en 2034. Les baux en cours ne basculent qu'au renouvellement.
Toulouse compte 8 173 passoires thermiques, soit 4,3 % du parc seulement, et 20 555 logements en E qui les rejoindront. Les obligations du bailleur figurent sur les diagnostics de location.
Prix, délai et durée de validité
Le DPE n'a pas de tarif réglementé. Le facteur qui fait le plus varier une facture est le nombre de diagnostics commandés ensemble : un DPE seul revient proportionnellement plus cher qu'un dossier complet. Les repères figurent sur le prix d'un DPE à Toulouse, et les délais courants sur le délai d'obtention.
Un diagnostic réalisé depuis le 1er juillet 2021 reste valable dix ans. Les versions antérieures sont caduques.
Questions fréquentes
Le DPE est-il obligatoire à Toulouse ?
Oui, pour toute vente et toute location. La classe doit apparaître dès l'annonce, et le diagnostic complet être annexé au compromis ou au bail.
Mon appartement est récent, ai-je encore besoin de justificatifs ?
Oui, et c'est même là que l'enjeu est le plus fort. Sans descriptif technique de livraison, le calcul applique des valeurs par défaut défavorables. À Toulouse, 77 123 logements diagnostiqués datent d'après 1989.
Une maison en brique toulousaine est-elle mal classée ?
Le bâti d'avant 1948 affiche 77,1 % de murs jugés insuffisants. La brique seule n'isole pas, mais la lettre finale dépend aussi du chauffage, des menuiseries et des planchers. Seule la visite tranche.
Combien de logements sont classés F ou G à Toulouse ?
8 173 logements, soit 4,3 % des 188 753 diagnostics publiés, une proportion basse. En ajoutant les 20 555 logements classés E, visés en 2034, 28 728 biens sont concernés par le calendrier locatif.
Combien de temps un DPE reste-t-il valable ?
Dix ans s'il a été réalisé depuis le 1er juillet 2021. Les diagnostics antérieurs sont caducs. Après des travaux, un nouveau DPE est nécessaire pour faire reconnaître le gain de classe.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.